La misérable,
Couchée sur une vieille palliasse, j'happe les gouttes des dernières lueurs de ma vie.
Ce goût de sang miséricordieux !
-« Mon Dieu pardonnez-moi ! Qu'il est âpre ce breuvage rougeâtre qui suinte dans ma bouche… »
Mon foie se décompose envers et pour tous…
Ma foi s'effeuille aux notes sensuelles de ma cirrhose.
Ce cri strident de l'alcool qui m'appelle, je rampe vers toi mythe d'un monde parfait.
Coucher des mots sur du papier : c'est comme crevé sur cette vieille palliasse !
C'est happé les gouttes d'illusions du peu d'encre qu'il me reste…
En vers et en prose j'adule mon démon et dans mon monde à moi, ma plume
devient cirrhose silencieuse.